“Je gagne 902 euros par mois”: une AESH dénonce les propos d’une députée de la majorité sur sa profession

Les “conditions de travail sont parfois à la limite du supportable, on le supporte parce qu’on n’a pas le choix”, déclare sur BFMTV Hélène Penhouet.

Des “conditions de travail sont parfois à la limite du supportable”

Si elle dit aimer son métier, elle rappelle que “malheureusement aujourd’hui il est assez mal reconnu, on n’a pas de statut clairement, le statut de fonctionnaire on ne l’a pas”, explique-t-elle, soulignant que les “conditions de travail sont parfois à la limite du supportable, on le supporte parce qu’on n’a pas le choix”.

Dans un communiqué contre la réforme des retraites en début de semaine, plusieurs syndicats avaient rappelé la précarité de ce métier et les “salaires maintenus à des niveaux très insuffisants”, ce alors que “les AESH sont soumis au régime général (de retraite, ndlr) et non au régime des fonctionnaires : leur pension est calculée sur les 25 meilleures années et non sur les 6 derniers mois.”

“Cela fait quatre ans que j’exerce ce métier-là, je suis dans l’attente d’un CDI” afin de “pouvoir enlever cette épée de Damoclès que j’ai au-dessus de la tête”, explique ainsi Hélène Penhouet. Elle déclare gagner “902 euros par mois au bout de quatre ans”.

“On veut ce statut de fonctionnaire, on veut une augmentation de salaire”

“C’est important que cela évolue rapidement, on n’a pas de statut, on veut ce statut de fonctionnaire, on veut une augmentation de salaire, c’est nécessaire pour pouvoir vivre convenablement”, ajoute l’AESH.

Le ministère de l’Éducation met en avant sur son site la progression du salaire des AESH ces deux dernières années, écrivant qu’ils ont bénéficié, entre autres, “d’un gain moyen de + 1083 € bruts/an”. En 2021 et 2022 “ce sont ainsi 150 millions d’euros qui auront été mobilisés pour améliorer la rémunération des AESH.”

Mère d’une petite fille handicapée, Hélène Penhouet dénonce également, dans l’autre sens, l’accès difficile pour les enfants à des lieux de scolarisation adaptés, déclarant que sa fille a dû attendre 4 ans avant de pouvoir accéder à un IME (Institut médico-éducatif).

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